Manifestes
EAN13
9782348060595
ISBN
978-2-348-06059-5
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Nombre de pages
168
Dimensions
19 x 12 x 1 cm
Poids
176 g
Langue
français
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Depuis la Caraïbe, cet archipel qui fut le lieu de bascule dans notre modernité d’un monde en relation, à la fois fini, commun et marchand, pour le meilleur et pour le pire, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau n’ont cessé d’inventer une poétique de la politique. Une politique qui soit d’horizon et d’échappée, plutôt que d’assignation et de repli. Une politique d’élévation et d’émancipation qui se refuse aux langues mortes du pouvoir et de la puissance. Une politique où l’égalité n’est plus l’alibi de l’uniformité. Une politique du divers et du pluriel.Aujourd’hui réédités à l’enseigne de l’Institut du Tout-Monde qu’avait fondé Édouard Glissant avant de disparaître en 2011, ces quatre manifestes en portent témoignage. Écrits pour deux d’entre eux avec le secours d’une fraternelle amicale, ils frayent dans une joyeuse complicité littéraire un chemin de liberté. Voyant plus loin que le présent qui les a justifiés, ils construisent l’imaginaire qui nous manque, en affrontant les défis qui sont devant nous, qu’ils soient démocratiques, sociaux et écologiques, guerriers ou identitaires.Manifeste pour un projet global, en 2000, inventait une refondation des outremers français qui ne prolonge ni ne copie les dominations qu’ils ont subies. Quand les murs tombent, en 2007, fut le premier appel au sursaut face à la renaissance, en France, d’une nécrose de l’identité nationale en étendard des haines et des peurs. L’Intraitable beauté du monde, en 2009, était une adresse à Barack Obama qui, au-delà de son élection à la présidence américaine, définit une politique de hauteur dans la prise de conscience que l’humanité court, de nouveau, à la barbarie. Manifeste pour les produits de haute nécessité, enfin, en 2009 encore, faisant écho à un mouvement social aux Antilles, imaginait une économie écologique, dont la haute nécessité saurait échapper aux mirages de la consommation.Associant indissolublement le Tout-Monde et le Tout-Vivant, la relation des humains entre eux et celle des humains à la nature, ces quatre textes forgent un humanisme radical, tissé d’empathie, de fragilité et de précaution, tout en restant intraitables face aux injustices et à l’indifférence qui les légitime. Une politique, en somme, de la beauté et de la bonté.
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